Les Tanneries – Eric Degoutte – Boris Chouvellon

Rencontre avec Eric Degoutte, Directeur du centre d’art contemporain Les Tanneries, et avec l’artiste Boris Chouvellon dans le cadre de l’exposition Shooting Stars, jusqu’au 12 avril 2026. 

Boris Chouvellon développe une œuvre à la croisée de la sculpture, de la vidéo, de la photographie et de l’installation. Diplômé de la Villa Arson à Nice et de l’École des Beaux-Arts de Marseille, il arpente depuis plus de vingt ans les marges du territoire urbain et les paysages en mutation, dessinant les contours fragiles d’un monde suspendu entre ruine et mémoire. Friches, chantiers inachevés et architectures désertées deviennent des scènes où le rêve moderne s’efface et persiste, laissant émerger la poésie des espaces invisibles. 

Dans l’exposition Shooting Star, la sculpture devient habitable et sociale. Le prototype zéro de Sculpturae mobilis habitabilis, sculpture mobile à cinq branches, se déploie comme une architecture étoilée en devenir, presque hors échelle, dans la Grande Halle. Cette première version ouvre sur des possibles lieux de vie – atelier, refuge, espace culinaire, lieu de réunion, observatoire – où fonction et poésie se mêlent et où l’imaginaire devient tangible. Autour du prototype, l’exposition se structure comme une constellation vivante : sculptures, installations, architectures et vidéos dialoguent entre elles et avec le site, guidant le regard et le mouvement du spectateur. La Grande Halle des Tanneries devient une nef contemporaine où lumière et monumentalité orchestrent corps et espace. Les mobiles – tamis, godets de pelleteuse suspendus, cercles argentés en béton – ainsi que gradins et toboggans en spirale réactivés composent cette constellation, résonnant avec le territoire – le Loing, les friches et les champs alentours – et tissant un récit sensible où le rêve se mêle à l’ordinaire, entre ruine et renaissance.

La vidéo Shooting Star prolonge ces thèmes de la vanité, de la fragilité et de l’adaptation. Au milieu d’un champ de tournesols, face aux éoliennes, l’artiste, enveloppé d’une couverture de survie dorée, tourne sur lui-même jusqu’à sa chute. La mécanique du monde et la vulnérabilité du corps s’y répondent dans un même souffle cosmogonique : un geste rituel, à la fois dérisoire et sacré, qui fait écho aux sculptures modulables et aux mobiles suspendus. Ensemble, ces œuvres interrogent le temps, le cycle de la vie et la transformation. (https://lestanneries.fr/exposition/shooting-star/) 

 

Interview par Loïse Lyonnet pour Culture Au Coeur.

Contactez-nous

Pour collaborer ou en savoir plus sur nos services, n’hésitez pas à nous écrire

Culture au Cœur

Culture Au Coeur, la Culture et ses acteurs

Site web © 2025, Double W studio ༶ Tous droits réservés

Culture au Cœur

Création de contenus pour les acteurs culturels

Site web © 2025, Double W studio

Tous droits réservés